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Aurélien : volontaire parti à Comrat en Moldavie auprès d'enfants en situation de handicap (10 mois, 2019-2020)

Publié le 16 avril 2020

Depuis la rentrée 2019, Aurélien est parti effectuer une mission de volontariat à Comrat (ville de Gagaouzie, région russophone de Moldavie) dans le cadre du Corps européen de solidarité. Son objectif : faire des activités dans des centres accueillant des enfants et jeunes en situation de handicap, et ce pendant 10 mois. A mi-parcours, il nous livre ses impressions sur sa mobilité. 

Cette mission a pu être réalisée grâce au partenariat entre le CRIJ Nouvelle-Aquitaine (organisme d'envoi) et Miras Moldova (organisme d'accueil moldave), et au soutien de l'Union européenne avec le programme Corps européen de solidarité.

Témoignage (avril 2020) :

"Je suis arrivé à l’aéroport de Chisinau le dimanche 15 septembre 2019 à 20h30, sans trop d’idées sur ce que j’allais rencontrer ; je savais que plusieurs langues étaient parlées ici (roumain, russe, gagaouze), que le pays était l’un des plus pauvres d’Europe, qu’une guerre avait éclatée en Transnistrie dans les années 1990 et que ses marques étaient toujours très visibles par endroits… C’était un peu près tout.
 

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Statue de Vladimir Ilitch Lénine, Comrat

 

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Cathédrale orthodoxe de Comrat

Mon premier contact a été avec Elodie, une française volontaire ici depuis plusieurs mois, comme pas mal d’autres, leur nombre tournant autour d’une quarantaine sans compter les programmes américains (FullBright et Peace Corps). Cette communauté de volontaires étrangers a été une découverte extrêmement enrichissante pour moi, linguistiquement, socialement, moralement… Elle m’a apportée une première leçon rassurante : même loin de chez moi, je ne suis pas seul, et je pourrai compter sur de nombreux nouveaux amis ici.

 

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Mémorial de la Grande Guerre - Comrat

 

J’ai passé ma première soirée à Chisinau avec d’autres volontaires, et ai pris la marshrutka (sorte de minibus) le lendemain pour Comrat, ma ville d’accueil, dans le sud du pays. Là-bas j’ai été accueilli par ma coordinatrice, avant de rencontrer mes nouveaux colocataires (un volontaire français et une volontaire espagnole) et surtout Anna, la propriétaire de la maison que j’allais partager avec eux. C’est une belle maison, avec un grand jardin et joliment décoré, dans laquelle j’occuperai une petite mais agréable chambre. Au cours des premières semaines, vivre avec Anna m’a permis de comprendre que même sans parler de langue commune, on peut réussir à se comprendre. (Parce que oui, elle ne parle que russe et gagaouze, et je ne parlais que français et anglais).
 

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Musée gagaouze d'ethnographie - Besalma

La 3ème dimension du volontariat que j’ai expérimentée fut la mission de volontariat, assez logiquement. J’ai travaillé au sein du programme « Equal Chances for a Decent Future » (Des chances égales pour un futur décent) en tant que volontaire dans le secteur social. Concrètement, je travaillais au sein de deux centres pour enfants en situation de handicap, dans ma ville et dans le village d’à côté. Je jouais avec les enfants, j’organisais différentes activités, et ce environ 2 fois 2h par semaine pour chaque centre ; le reste du temps je travaillais au bureau avec l'association Miras Moldova sur d’autres projets, ou sur mon apprentissage du russe. Les enfants dont je m’occupais avaient différents handicaps (mental, physique, moteur) et à différents degrés. De plus, leur présence ou pas dépendait des jours et semaines. J’ai donc du me rendre compte qu’en volontariat, en plus de ne pas arriver avec des attentes énormes, savoir s’adapter est une qualité fondamentale.

J’ai choisi de m’attarder sur ces moments du début parce que maintenant, la vie suit son cours, et j’ai réussi à adopter un certain équilibre, même si le confinement actuel (à cause du Covid-19) le met quelque peu à mal. On prend ses repères, on fait de cette nouvelle maison la nôtre, le niveau en langue s’améliore, on voyage et les gens arrivent et repartent… Je suis venu sans trop d’attentes, avec l’envie d’apprendre et de découvrir, et pour le moment je suis comblé, et m’estime vraiment heureux et chanceux d’avoir choisi de venir ici.

Pour rapidement les évoquer, mes meilleurs moments ont été les trainings, surtout celui d’arrivée, car se retrouver dans une ville et un pays inconnu (Lviv en Ukraine, pour moi) avec d’autres volontaires, ça crée des liens forts et particuliers. La leçon la plus précieuse que j’en tire, et la plus personnelle, c’est de réfléchir, évidemment, mais de ne pas trop douter, et d’oser.
 

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Hotel Patriarshyy - Lviv, Ukraine

 

 

Mise à jour

14 May 2020